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. En 1946, Kurt Schneider publie un ouvrage qu'il renomme en 1950 et porte le titre de : Psychopathologie clinique. Cet ouvrage qui se veut modeste à ses débuts obtient un retentissement international. Schneider veut redéfinir la schizophrénie et, un peu à la façon de Kraepelin, il souhaite une définition exclusivement centrée sur la clinique. Au point de départ, l'utilité des symptômes de premier rang se rapporte uniquement au diagnostic et ne s'attarde pas à définir une théorie de la schizophrénie comme les symptômes fondamentaux et accessoires de Bleuler (1950) ou les symptômes primaires et secondaires, aussi proposés par Bleuler. Pour Schneider, les symptômes de premier rang permettent de distinguer l'expérience vécue schizophrénique de d'autres expériences vécues anormales. Ils sont capitaux surtout pour effectuer le diagnostic différentiel d'avec la cyclothymie, mais servent aussi à distinguer la schizophrénie de d'autres pathologies non-psychotiques. Dans le chapitre VI de la quatrième édition de son ouvrage, Kurt Schneider énumère les symptômes de premiers rang: " ...publication de la pensée, audition de voix sous forme de propos et de réplique, audition de voix qui accompagnent de remarques les agissements du malade, expériences corporelles d'influence, vol de la pensée et autres influences de la pensée, diffusion de la pensée, perception délirante, ainsi que ce qui est fait et influencé par d'autres dans le domaine des sentiments, des tendances (pulsions) et de la volonté. " ( Schneider, Psychopathologie Clinique. (1976) traduction française de la 4e édition allemande. Nauwelarts-Maloine, Louvain, Paris, p.131. In Garrabé (1992) Histoire de la Schizophrénie. p.175 ). Les onze symptômes de premier rang de Schneider tels que présentés par Landmark (1982).* |
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* Les symptômes de premier rang de Schneider sont traduits et adaptés du Manual for the Assessment of Schizophrenia, (Lamdmark, 1982) Cette description des symptômes de premier rang de Schneider est incluse dans plusieurs des grands ouvrages de classification nosographique ( CIM 10, 1994). Elle permet une approche de la schizophrénie davantage centrée sur l'expérience subjective du patient. Schneider s'éloigne cependant de cette conception lorsqu'il se propose d'interpréter sous un angle psychanalytique, les symptômes de premier rang. Il explique cette symptomatologie en ayant recours aux notions de perte des limites du moi et de perméabilité de la barrière entre le moi et le monde extérieur. Il décrit un phénomène expliquant que le patient éprouve ce qu'il ressent comme ne provenant pas de lui-même, de son intérieur, mais des autres et s'imposant néanmoins à lui. Cette idée, bien qu'intéressante, nous éloigne d'une étude de la symptomatologie plus centrée sur la personne et son expérience subjective. Le système diagnostique schneidérien est surtout utilisé en Europe bien qu'il gagne de la popularité en Amérique du Nord depuis le début des années 80. Les symptômes de premier rang sont au nombre de onze. Schneider mentionne que nous ne pouvons rien affirmer quant à l'étiologie où la nature de la schizophrénie à partir des symptômes de premier rang. Dans sa façon de faire l'évaluation des patients, il maintient que si un seul de ces symptômes se manifeste lors de l'observation clinique, un diagnostic de schizophrénie est justifié.
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