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Étude pilote sur la créativité: Sensibilité aux interférences et
activités artistiques |
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INDEX |
"Votre vie est une oeuvre
d'art... J'aime Shakti Gawain (1978) |
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. Je suis
content de vous présenter dans
ce dossier WEB une courte étude pilote qui porte sur les liens
entre la créativité et la sensibilité aux interférences. Les
limites méthodologiques de cette étude sont évidentes puisque
que l'échantillon n'est pas assez grand pour nous permettre de
conclure avec conviction. Néanmoins, cette petite étude met en
relation un concept abstrait, la créativité, et un mécanisme
cognitif très spécifique, la sensibilité aux interférences.
Le mariage inusité de ces concepts théoriques n'est pas sans
intérêt. Finalement, comme les chiffres ne parlent pas
beaucoup, à vous de conclure... Y-a-t-il un lien entre la
sensibilité aux interférences et la créativité ? Hum... pas
facile de répondre. Mais d'abord, qu'est-ce que la créativité?
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Résumé L'étude de la créativité est complexe et prend plusieurs directions. Une des voies d'investigations s'intéresse aux caractéristiques cognitives des personnes créatrices. Nous avons tenté d'établir un lien entre la sensibilité aux interférences et les personnes créatrices en administrant le Stroop Color and Word Test à deux groupes de sujets. Le premier groupe est composé d'étudiants universitaires de différentes disciplines. Il s'agit du groupe témoin. Le second groupe est composé, aussi, d'étudiants universitaires mais qui ont la particularité de s'adonner à une activité artistique régulière. Nos résultats semblent démontrer que les sujets ayant une activité artistique sont plus sensibles aux interférences que les sujets du groupe témoin. Comment expliquer ces résultats à la lumière des connaissances actuelles sur la créativité et les processus cognitifs sous-jacents? Y-a-t-il un lien entre les personnes ayant une activité artistique et les schizophrènes qui présentent une très grande sensibilité aux interférences? Quels sont les autres processus cognitifs en cause? Cette étude, même si elle ne répond pas à toutes ces questions, et malgré ses limites, met en exergue quelques pistes intéressantes pour des recherches futures.
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. Comment définir et mesurer la créativité? Cette question bien que facilement posée, s'avère d'une étonnante complexité lorsque l'on tente d'y répondre. Pour Maslow (1972) , la créativité nécessite une aptitude à exprimer des idées et des pulsions sans répression et sans crainte du ridicule. Elle implique l'absence de classification, l'ouverture à l'expérience, la spontanéité et la liberté d'expression. Barron et Harrington (1981) relient plutôt la créativité à l'intelligence et la personnalité. D'autres chercheurs ,encore, comme Dallas et Gaier (1970), s'intéressent au fonctionnement cognitif des personnes créatrices. Dans cette voie, Esquivel et Lopez (1988) croient qu'il y a un lien entre certaines habiletés cognitives comme la flexibilité, la facilité d'élocution, la capacité d'être originale et la créativité. Hocevar (1981) a effectué une revue critique des mesures de la créativité et a identifié plusieurs secteurs d'investigations des chercheurs. D'abord, les caractéristiques cognitives des personnes comme la pensée divergente, la flexibilité, les associations originales, obtiennent l'intérêt de plusieurs chercheurs. En second lieu, les caractéristiques de la personnalité des individus retiennent l'attention. Plusieurs études rapprochent les traits de personnalité schizoïde de la créativité et d'autres s'intéressent directement aux liens entre la créativité et la schizophrénie. Troisièmement, certaines recherches comparent des personnes reconnues socialement pour leur créativité à des gens ordinaires. Finalement, Richards, Kinney, Benet et Merzel (1988) croient que les accomplissements créatifs ne sont pas nécessairement des indicateurs de créativité et ils ont construit une échelle qui tient compte davantage des activités originales des gens dans leur quotidien, au travail ou durant les loisirs. Cette vision de la créativité au quotidien est en accord avec la conception de Maslow (1972) qui trouvait important de distinguer "la créativité spécifique d'un art" de la "créativité requise pour la réalisation de soi, cette dernière jaillissant beaucoup plus de la personnalité et apparaissant dans les activités de la vie quotidienne." (Maslow, 1972, p.156) Les études sur la créativité se dirigent tantôt vers l'individu et son processus , tantôt vers sa production, ses accomplissements et sa façon de vivre le quotidien. Comment définir et mesurer la créativité? Il y a ,sans doute, plus d'une façon. Dans cette étude, nous nous intéresserons au fonctionnement cognitif et surtout à la sensibilité aux interférences des personnes ayant une activité artistique régulière. Selon Harnishfeger et Bjorklund (1994), l'efficacité de l'inhibition et la sensibilité aux interférences sont des facteurs importants pour comparer le fonctionnement cognitif d'individus. Ces chercheurs ont étudié des personnes créatrices et ont établi que l'inhibition et la sensibilité aux interférences influencent la mémoire de travail, l'utilisation de stratégies et les connaissances. Le Stroop Color and Word Test (Golden, 1978) est une mesure psychométrique permettant de mesurer la sensibilité aux interférences d'individus. Ce test a été construit à partir des études de J. Ridley Stroop qui fut le premier à combiner des couleurs et des mots dans une mesure afin de mieux comprendre les processus d'inhibition et d'interférence (Stroop , 1935). Dans les 50 dernières années, plus de 400 études se sont intéressées à l'effet Stroop que l'on observe lorsqu'un sujet tente de nommer la couleur de l'encre d'un mot désignant une autre couleur (McLeod, 1991). Les études de Gamble et Kellner (1968) et Golden (1975) démontrent une corrélation entre la performances au Stroop et à d'autres mesures de créativité plus traditionnelles comme le Mednicks Remote Associates Test, le Guilford's Matchstick Test et le Roweton Improvement Test. Selon Golden (1975) , le Stroop est un outil intéressant de mesure de la créativité car il requiert des sujets de pouvoir déterminer rapidement et avec précision de nouvelles stratégies pour composer avec des stimulis communs. D'autres études sur la créativité ont aussi déterminé des groupes d'individus créateurs et non créateurs en se basant sur les caractéristiques des sujets, comme ,par exemple, être écrivain, avoir un parent écrivain, avoir gagner un prix Nobel, etc. (Andreasen,1987, Rothenberg, 1983). Sur la base de ces études antérieures, nous allons comparé deux groupes d'individus ayant des caractéristiques différentes et les évaluer à l'aide du Stroop. Nous étudierons particulièrement la performance au Stroop de deux groupes d'étudiants: groupe 1) étudiants pratiquant une activité artistique régulière ou ayant un parent qui pratique une telle activité, groupe 2) étudiants ne pratiquant pas d'activité artistique et dont les parents n'en pratiquent pas non plus. Le premier est notre groupe expérimental, le second notre groupe contrôle. Compte tenu des différentes études qui associent d'une part une bonne performance au Stroop à des individus créateurs et d'autre part le fait de pratiquer une activité artistique ou d'avoir des parents pratiquant une telle activité à la créativité, nous formulons l'hypothèse que le groupe 1 devrait avoir une meilleure performance au Stroop que le groupe 2. 2) Méthodologie | En Haut Les sujets Nous avons recruté 26 étudiants dans différentes disciplines. Toutefois, la majorité des sujets étaient inscrits à l'École de psychologie (16/26). Les autres provenaient des facultés suivantes: enseignement, sociologie, administration, consommation, sexologie, philosophie et marketing. La moyenne d'âge des sujets est 24,53 ans avec un écart-type de 4,84. Les sujets participaient à notre étude sur une base volontaire. Le recrutement s'est fait au moyen d'une affiche publicitaire installée près des ascenseurs dans les pavillons Felix-Antoine Savard, De konninck et Caseault. Des sujets ont aussi été rejoins par l'intermédiaire de deux cours de l'École de psychologie. Outre les renseignements déjà mentionnés, nous avons recueilli des informations sur le sexe, le niveau de scolarité, la couleur des yeux, l'occupation, la main dominante (droitier, gaucher), les activités artistiques du sujet et de ses parents. En ce qui concerne les activités artistiques , nous avons considéré les activités suivantes comme faisant partie de cette catégorie: le dessin, la peinture, la danse, la musique, le chant, la photographie, l'écriture poétique ou romanesque et le théâtre. Les mesures Les renseignements individuels ont été recueillis à l'aide d'un formulaire d'informations présenté à l'annexe 1. Au moment de l'entrevue d'évaluation, le sujet devait d'abord fournir ces informations avant de passer à l'étape suivante. La deuxième partie de l'évaluation comportait l'administration individuelle du Stroop Color and Word Test (Golden, 1978) à chacun des sujets. Ce test consiste en 3 pages qui comportent chacune 100 items disposés en 5 colonnes de 20. Sur la première page , les items sont des mots (rouge , vert , bleu) , distribués aléatoirement, que le sujet doit lire le plus rapidement possible. La deuxième page représente des séries de XXXX de couleurs rouge, vert ou bleu. Le sujet doit nommer la couleur le plus rapidement possible. La troisième page contient les mots de la page 1, écrits avec les couleurs de la page 2, aléatoirement et sans jumelage. C'est-à-dire, par exemple, que vert est toujours écrit avec de l'encre bleue ou rouge. Comme à la page 2, à la page 3, le sujet doit nommer les couleurs des 100 items le plus rapidement possible. Le performance à chaque page est chronométrée. Au début de chaque test Stroop, des consignes sont données au sujet. Nous avons utilisé les consignes du manuel d'utilisation expérimentale du Stroop Color and Word Test de Golden. (Golden, 1978, p. 9-13). 3) Résultats et analyses statistiques | En Haut Le traitement et l'analyse statistique ont été complétés sur micro-ordinateur à l'aide du logiciel de traitement des données SPSS 6.0. Des tests statistiques ont été effectués pour comparer les résultats au Stroop de plusieurs groupes à partir des renseignements recueillis. Nous avons étudié l'influence des variables couleurs des yeux et étudiant en psychologie qui nous offraient des groupes suffisamment étendus pour effectuer des comparaisons. Aucun résultat significatif n'a été obtenu dans l'étude statistique de ces données. Parmi les 26 sujets que nous avons rencontrés et évalués, 10 ont mentionné pratiquer une activité artistique de façon régulière ou avoir un parent (père ou mère) qui pratiquait une telle activité. Après vérification statistique de l'égalité de ces groupes au niveau de la variance, nous avons comparé les moyennes à l'aide d'un test-t. Les comparaisons entre ces deux groupes pour le temps de réponse aux pages mots, couleurs et mots colorés. n'ont révélé aucune différence significative. Les calculs du score d'interférence de Golden et du temps supplémentaire requis entre mots colorés et couleurs pour les deux groupes n'ont pas démontré non plus de différence significative. En poussant notre investigation plus loin, nous avons isolé, dans le groupe des sujets créateurs, les individus qui avaient mentionné avoir une activité artistique régulière. Nous avons exclu les sujets ayant seulement des parents pratiquant une activité artistique. Ce groupe, constitué de 6 sujets, a été comparé au reste de l'échantillon. Les comparaisons des scores de ces 2 nouveaux groupes sont présentées dans le tableau suivant: |
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Tableau A Comparaison des sujets qui ont une activité artistique avec ceux qui n'en n'ont pas |
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Note A: Les scores
sont données en seconde |
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. Dans le tableau A , nous remarquons des différences significatives entre les 2 groupes au niveau du score d'interférence de Golden et de la différence mots colorés, couleurs. Le score d'interférence de Golden se base sur l'hypothèse que le temps requis pour complété les mots colorés est équivalent à celui pour compléter les mots et les couleurs. Lorsque le score est positif, le sujet serait davantage sensible aux interférences. Lorsqu'il est négatif , il y a un effet de facilitation. Ici, les sujets ayant une activité artistique semblent présenter plus de sensibilité aux interférences et leur score d'interférence de Golden est plus élevé. Les résultats peuvent aussi être comparés en étudiant le temps supplémentaire requis pour mots colorés par rapport à couleurs. Dans ce cas l'hypothèse est que, entre couleurs et mots colorés, la tâche demeure la même. C'est-à-dire qu'il s'agit d'identifier la couleur de l'item. Le temps supplémentaire requis correspond au temps qu'il faut au sujet pour éliminer l'interférence du mot et compléter la tâche. Dans notre étude, les sujets ayant une activité artistique régulière prennent plus de temps à éliminer l'interférence du mot. L'étude du score de Golden et de la différence entre mots colorés et couleurs démontrent que les sujets ayant une activité artistique sont plus sensibles aux interférences que les autres. Discussion et interprétation des résultats | En Haut Les résultats obtenus dans cette étude vont à l'encontre de l'hypothèse que nous posions dans notre introduction et qui proposait un lien entre le fait d'exercer une activité artistique et d'obtenir une bonne performance au Stroop. D'après l' étude de Golden (1975), le Stroop serait une bonne mesure de la créativité et nous savons aussi qu'il est une bonne mesure de la sensibilité aux interférences. Le lien à établir entre ces deux faits est que, moins nous sommes sensibles aux interférences, plus nous sommes créateurs. Pourtant, d'après Maslow (1972), la créativité nécessite d'être ouvert à l'expérience, de voir au delà des classifications. D'une façon plutôt abstraite , il suggère que, pour être créateur, il faut être sensible à l'environnement, sensible aux interférences. Y aurait-il deux types de personnes qui peuvent avoir des scores élevés aux Stroop? Celles qui ne sont pas sensibles aux interférences et celles qui sont sensibles aux interférences mais qui peuvent organiser et analyser rapidement ces interférences de façon à effectuer la tâche avec rapidité. Ce second groupe, serait celui des individus créateurs. Maslow (1972) nous suggère de distinguer la créativité spécifique d'un art de celle qui jaillit spontanément dans le quotidien. Ici, les individus, ayant une activité artistique régulière, ne seraient pas nécessairement créateurs. Ils peuvent être sensibles à leur environnement, sensibles dans l'expression de leur art et sensibles aux interférences sans pour autant avoir la capacité d'organiser et d'analyser tout cela de façon créatrice. Le critère d'avoir une activité artistique régulière pour être inclus dans le groupe des créateurs ne serait donc pas valide. Il est possible que des individus, ayant une activité artistique régulière, ne soient tout simplement pas créateurs, malgré leur sensibilité à ce qui les entoure. Dans son ouvrage sur la psychologie de l'être, Maslow (1972) commente avec un certain humour: " Un excellent potage prouve plus de créativité qu'une mauvaise peinture" (p.155). Si on poursuit notre raisonnement, il nous faut maintenant nous demander: quelle fonction cognitive aurait permis à nos sujets artistes d'obtenir une bonne performance au Stroop tout en conservant leur sensibilité aux interférences? Serait-ce une capacité d'inhibition aussi grande que leur sensibilité? Y a-t-il un équation à faire entre la capacité d'inhibition, la sensibilité aux interférence et la créativité? Peut-être qu'une autre fonction cognitive comme la flexibilité, jumelée à une grande sensibilité aux interférences, forme l'essence d'un fonctionnement cognitif créateur? Peut-être que les capacités d'association sont à la base du processus de création comme le suggère Rothenberg (1973)? Il serait intéressant, dans une étude subséquente , de comparer des groupes d'individus artistes et non artistes en ajoutant au Stroop une autre mesure cognitive associée à la créativité. De plus, comme la créativité a souvent été associée à la psychose (Andreasen, 1975, Grotstein, 1992) ou à un fonctionnement cognitif de type schizoïde (Andreasen, 1973, Schuldberg, French, Stone & Heberle, 1988, Kline & Cooper, 1985) et même directement à la schizophrénie ( Keefe & Magaro, 1980), il serait intéressant de jumeler à notre groupe d'artiste normaux, un groupe d'artistes schizophrènes et un groupe de schizophrènes non-artistes. Comparer des schizophrènes à des artistes seraient intéressant puisque plusieurs études ont documenté la sensibilité aux interférences et la capacité d'inhibition de ces sujets ( Beech, Baylis, Smithson & Claridge, 1989, Beech & Claridge, 1987, Abramczyk, Jordan & Hegel, 1983, Laplante , Everett & Thomas, 1992, Everett, Laplante & Thomas, 1989). Au-delà de tout ce questionnement pour tenter d'expliquer et de comprendre les résultats obtenus , au-delà des perspectives qu'ils nous offrent pour une nouvelle étude, il faut aussi reconnaître les limites de notre expérimentation. La sélection des sujets ayant une activité artistique et composant notre groupe d'individus créateurs pourrait être grandement améliorée. Les renseignements relatifs à une activité artistique ou à la créativité pourraient être recueillis avec un questionnaire qualitatif plus structuré. Les critères d'inclusion dans le groupe des créateurs devraient être plus précis et se baser davantage sur des caractéristiques déjà utilisées dans des études antérieures. Nous croyons que, dans notre étude, une source de biais importante ait pu se glisser lors de la sélection des sujets pour le groupe expérimental. Finalement, il faut bien le constater, notre groupe de sujets artistes ( N=6 ) est bien peu nombreux pour nous permettre de conclure quoi que ce soit avec certitude. Dans le cas présent, il est davantage approprié de parler d'indices ou de pistes en vue d'études ultérieures. Dans cette étude, nous avons tenté d'établir un lien entre l'activité artistique, la sensibilité aux interférences et la créativité. Les limites de notre expérimentation ne nous permettent malheureusement pas de tirer de grandes conclusions à sujet . Notre hypothèse de départ a été infirmée et les personnes ayant une activité artistique obtiennent des résultats légèrement moins élévés au Stroop que celles qui n'en n'ont pas. En fait , les sujets ayant une activité artistique semblent plus sensibles aux interférences que ceux qui n'en n'ont pas. D'autres études, ont révélé la grande sensibilité aux interférences de sujets schizophrènes. Y- a-t-il un lien entre les deux? Quelques auteurs associent la créativité à une certaine sensibilité à son environnement, à une ouverture sur l'extérieur. En supposant que les personnes créatrices sont sensibles aux interférences mais possèdent aussi la capacité de composer avec ces interférences. Que manque-t-il aux artistes de notre étude et aux schizophrènes des études antérieures pour devenir créateurs? Cette question demeure ouverte et nous montre la voie d'une recherche future. Livres GOLDEN J. Charles (1978) The Stroop Color and Word Test: A Manual for Clinical and Experimental Uses, Stoelting Co.,Chicago , Illinois, MASLOW, Abraham. (1972) Vers une psychologie de l'être. Fayard, Paris, ( La créativité 4ième partie, p.153-168 ). Périodiques ABRAMCZYK, JORDAN & HEGEL. (1983). "Reverse" Stroop Effect in the Performance of Schizophrenics, Perceptual and motor skills, 56, 99-106. ANDREASEN, N. J. C. (1973) James Joyce: A Portait of the Artist as Schizoid, JAMA, April 2, Vol. 224, no. 1, p.67-71. 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