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La culpabilité peut elle aussi paralyser
tout le processus de la volonté. Prendre
une décision peut nous faire regretter le temps perdu car on aurait pu
prendre cette décision bien avant d'être à la limite. |
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Dans d'autres occasions lorsqu'un individu
doit prendre la décision de laisser une situation pour une autre, il peut
s'organiser pour ne pas abandonner complètement la première possibilité. Par exemple, une personne peut quitter l'hôpital mais
s'installer en chambre au coin de la rue.
Il viendra prendre ses repas et passer toute ses journées à l'intérieur
du centre hospitalier. Ceci ne
constitue pas un modèle de réinsertion sociale et beaucoup de travail
demeure. Néanmoins, il ne faut
pas négliger que l'individu s'est commis dans une action et qu'un changement
s'est produit. |
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. En terme imagé, c'est un peu comme de
demander à quelqu'un de se détendre sous la menace d'un revolver en lui répétant
qu'il n'a qu'à se laisser aller et que tout ira bien.
S'il n'y arrive pas il justifie son incapacité à se détendre par
lui-même et confirme que nous devons continuer à faire ce que nous faisons
pour l'aider. |
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La non-responsabilisation des personnes
vivant en milieu psychiatrique n'a rien de confortable.
Elle forme des individus complètement aliénés qui perdent toute
autodétermination et évite toute situation impliquant une prise de décision. |
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. Par exemple, pensons à une personne qui vit
à l'hôpital depuis 25 ans. Cette
personne n'a jamais été consultée pour décider de l'unité où elle
vivrait, du médecin qui la suivrait, de l'intervenant qui s'en occuperait, de
la journée et de l'heure où elle se laverait, des traitements qu'elle
recevrait, etc... Aujourd'hui, qu'elle s'est habituée à ce que l'on décide
tout pour elle, nous lui demandons de décider de son avenir en lui offrant un
retour dans la communauté. A mon
avis il n'est pas étonnant qu'elle risque une rechute psychotique. Nous pourrons décider ainsi qu'il est mieux pour elle
qu'elle demeure à l'hôpital. Dans
d'autres cas, la personne cherche à savoir ce que nous souhaitons et ce que
souhaite son médecin traitant. Ainsi
elle peut continuer d'être la bonne patiente que nous lui avons appris à être
pendant tant d'années. En fait
pour cette dernière il importe peu de vivre à l'intérieur ou à l'extérieur,
l'important c'est qu'elle puisse continuer à réaliser les désirs de son équipe
et de son médecin. Cette
situation aussi peut paraître confortable mais la personne demeure encore une
fois aliénée et non-responsable. |
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Quatrièmement et en dernier lieu, il arrive
que la personne transfère sa décision sur un événement extérieur et évite
la responsabilité. Le respect de
règle de vie stricte qu'il ne faut pas transgresser, la croyance en
l'astrologie pour orienter les grandes décisions de notre vie ou la pensée
magique que nous ne pouvons échapper au destin sont autant de rationalisation
qui servent à ces fins. |
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. Le sens d'une décision est aussi à
explorer. Yalom (1980) mentionne qu'elle peut rejoindre certaines
considérations importantes pour le client au delà de sa portée directe.
Il faut donc regarder la rentabilité d'une décision c'est-à-dire
identifier les gains secondaires. |
Tous droits réservés, Conception Alain Rioux, Psychologue, © Copyright 2008